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  • Photo du rédacteurFlorence et Pierre

Levada, kes sek sa ?

Néphyla est ancrée dans une marina improbable au milieu d’un village fantôme, endroit idéal pour partir visiter Madère en toute tranquillité.

Après Porto Santo minérale, voici Madère végétale. Beaucoup plus grande, l’île est aussi beaucoup plus haute (1818m) et modifie localement la météo pour provoquer un climat subtropical humide.

En gros il fait entre 15 et 23°C, humide au nord-ouest et sec au sud-est. Et tout ça pour une île qui fait moins de 60km de long. Plusieurs microclimats marqués dans un si petit endroit, vraiment très chouette à analyser si on s’intéresse à la météo. Du coup, le côté sud agréable à vivre et cultivable est alimenté en eau par un réseau d’aqueducs nommé « Levada » qui vient du nord arrosé copieusement toute l’année.

A partir de la découverte de Madère, les colons ont modifié leur île de manière assez incroyable. Tout le versant sud de l’île a été littéralement « terrassé » pour y cultiver de la canne à sucre (avec l’aide des esclaves, des prisonniers… les portugais d’alors étaient les champions du monde de l’esclavage, on n’est pas loin du tout des côtes africaines qu’ils ont tout d’abord abordées). Et comme il faut de l’eau et qu’il pleut au nord, ils ont creusé la roche en faisant courir des chemins d’eau, les lévadas, longés de chemin d’entretien, + de 2000km, excusez du peu !



Aujourd’hui un bon tuyau de PER ou de PET (plastique noir constituant les réseaux d’adduction d’eau) fait l’affaire avec une pompe et le tour est joué. Mais à l’époque où Madère découvre qu’elle est le rêve pour les plants de canne à sucre (venus des pays arabes puis de Sicile), il faut de l’eau, beaucoup d’eau. Alors les madérains creusent. Et comme Madère est volcanique elle est en pente. Ils ont dû creuser fort pour fabriquer des trucs plats, croyez-moi. Il n’y a nulle part un coin horizontal (à part la mer tout autour, bien entendu). Ce sont les terrassiers les plus totalitaires du monde. Ici tout est en pente. Alors on terrasse.


Le stade de foot de Funchal est une construction sur béton et pilotis, l’aéroport aussi qui emprunte même une partie au-dessus de la mer, sur pilotis en béton aussi. Les rues sont tellement en pente que notre petite voiture de location avec 4 personnes dedans ne pouvait pas monter tous les chemins où l’on a voulu passer, il a fallu faire descendre les 3 passagers !


Et comme Madère a des rues vraiment très très en pente, de petits malins font perdurer la tradition de luges en bois qui dévalent Funchal du haut du Jardin Botanique au nord de la ville jusqu’en bas. Et on remonte en téléphérique… Leur île est spéciale, alors les habitants de Madère ont développé des savoirs, techniques et cultures locales très particuliers.

La végétation elle aussi est particulière, avec beaucoup d’espèces endémiques, lauriers, fougères, acacias, fleurs diverses formant une forêt primaire dont on voit encore les restes, c’est extrêmement rare en Europe. Les plantes importées en ont fait sa richesse, canne à sucre (donc rhum), vin, banane et toutes sortes de fruits.

Tout pousse ici. Lors d’une de nos balades le long d’une levada, nous avons découvert les jardins locaux ou foisonnent donc banane, raisin et canne, mais aussi des choux, des pommes, des poires, des scoubidous. Il y a même des fruits de la passion en pleine nature le long du chemin. On en rempli les sacs de Jean-Mi et de moi-même. On les fera murir au bateau.

Et des avocats… des avocats très tentants qui se proposaient innocemment accrochés à leur arbre… Tellement tentant que Florence et Sandra n’ont pu résister à l’envie d’aller en cueillir…

Oh les voleuses !

Leur version est différente, mais elles ont bel et bien été dérober les fruits qui murissent en ce moment accrochés aux filets de Néphyla.



BRAVO !! miam miam.

P&F.



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