top of page
  • Photo du rédacteurFlorence et Pierre

L'île d'Yeu, l'île des Dieux (2/2)

Mais qui sont ces Dieux qui sifflent sous notre safran ?

Je finissais ainsi un précédent blog:

L'île d'Yeu, c'est idéal pour apprendre à naviguer, pour prendre en main un bateau. Loin, mais pas trop. Alors nous y sommes allés.

Départ des Sables, le long du célèbre chenal. La foule nous acclame car elle reconnait en nous les marins solitaires partis pour le tour du monde.

...Oups, je m'égare, comme d'habitude...


Mais soudain, alors que nous approchons près du phare...

... un sifflement terrible se fait entendre sous la coque ! Non je rigole, ça ne s'est pas passé comme ça. Retour sur les heures précédentes. Nous naviguons de La Rochelle vers Port Joinville sur l'île d'Yeu. Un stop pour passer la nuit aux Sables d'Olone et le petit matin nous trouve sur l'eau calme. Très calme. Nous venons tout juste d'acquérir Néphyla, notre Feeling 1090 que nous prenons en main timidement.

Le temps est vraiment, mais vraiment calme. Alors nous allons sortir le spi. Un blog y sera consacré tant cette voile est particulière. Sachez simplement que ce jour là, il y avait tellement peu de vent qu'on n'a constaté qu'une seule chose: La chaussette du spi avait un cordage trop long dans les hauts... Comprend qui peut. Sur le moment, nous étions perplexes...

Bref, on fait route vers l'île d'Yeu et arrivés en vue du phare des Corbeaux, au Sud-est de l'île, Florence, tel "Oeil de Faucon" le fidel éclaireur de Sitting Bull, chef indien bien connu, repère à l'horizon un truc bizarre.

Des poissons! Là-bas, il y a des poissons qui sortent de l'eau.

Je me lève, observe et m'attends à voir des poissons volants, comme les marins du Vendée Globe (nous venons de quitter les Sables, je vous rappelle, Nouch Sud, le phare des Barges, tout ça...). Que nenni ! Au loin, il y a bien des trucs qui sortent un peu de l'eau... Ce ne sont pas des poissons, ce sont des dauphins.

Commence alors le moment que ceux qui ne l'ont pas vecu voudraient vivre et ceux qui l'on vécu voudraient vivre encore. La rencontre avec des dauphins est un événement magique.

Ils sont des centaines, ils sont des milliers, que dis-je, ils sont au moins une dizaine !

Pendant une demi-heure, notre voilier glisse doucement dans leurs eaux. Les dauphins nous accueillent, nous draguent, nous parlent, nous cotoient, nous regardent, viennent jouer avec l'étrave, passent sous la coque, respirent sous notre nez, soufflent leur air en projetant de petites goutes salées sur le pont, nous saluent encore et encore. Ils jouent et nous rions, sourions, faisant kkkrisser nos zygomatiques à l'excès jusqu'aux crampes tellement l'épisode est jouissif et nous subjugue.

Trop cool, comme dirait Gaby.

Nous en profitons pour vivre l'instant, regarder, mais aussi filmer. Notre camerawoman officielle réalise le film de sa vie ! C'est la première vidéo de Florence en mer, alors un peu d'indulgence sur la relative stabilité de l'image. Il fallait le faire et elle l'a fait. Merci à elle.

Mine de rien, moi je trouve ça super beau et quand je regarde le film, les larmes me montent aux yeux et les gouttes d'eau qui coulent sur mon visage sont salées, comme celles des dauphins.


P&F

32 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Comments


bottom of page